« Je suis fier de pouvoir aider à l’éradication d’Ebola dans mon pays »

Jean-Pierre Musuka n’est pas à sa première mission de lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Il était déjà sur le terrain lorsque la maladie a été contenue dans la province de l’Équateur, à 2 500 kilomètres du Nord-Kivu, nouvelle zone touchée par le virus. Plus de 20 cas d’Ebola ont été confirmés à Beni et dans l’aire de santé de Mangina, les deux épicentres de l’épidémie.

Jean-Pierre est un collaborateur de l’UNICEF et actif dans la communication sociale. Il a été envoyé à Beni avec la première équipe d’intervention de l’UNICEF quelques heures après l’annonce d’un nouveau foyer d’Ebola.

 Les premiers jours n’étaient pas faciles. Nous n’avions pas encore déterminé l’ampleur de la crise et nous manquions de moyens de réponse matériels, humains et financiers. 

 « Mais l’UNICEF a rapidement mobilisé des équipes et les moyens nécessaires afin de répondre aux besoins », souligne-t-il.

« Je visite entre autres les marchés. Avec des membres d’associations locales, j’informe les gens de la nécessité d’une bonne hygiène et d’un lavage des mains fréquent pour se protéger contre la maladie. »

Un homme discute avec une jeune file
© UN0228983/NaftalinJean-Pierre Masuku, chargé de sensibilisation Ebola, discute de moyens de prévention contre le virus avec une jeune fille, à Beni, en République démocratique du Congo..

Au marché central de Beni, il répète imperturbablement des messages de prévention à l’aide de son mégaphone. À ses côtés, les membres d’une association distribuent des feuillets de sensibilisation.

« J’informe les passants de la mise en place d’un numéro vert gratuit qu’ils peuvent appeler pour signaler des cas suspects d’Ebola dans leur communauté. Il faut que les malades soient pris en charge rapidement par les services de santé compétents afin d’être soignés et éviter toute contamination. »

Les passants enregistrent méticuleusement le numéro sur leur téléphone portable. La population se sent concernée l’épidémie et est consciente de la nécessité de se protéger contre la maladie.

Jean-Pierre et ses collègues ne ménagent aucun effort pour créer une large chaîne d’information afin de prévenir la propagation de l’épidémie. « L’un des objectifs du comité de communication mis en place par l’UNICEF et les autorités du pays est d’identifier les partenaires aptes à nous aider à sensibiliser la population locale. Toutes les idées sont les bienvenues. Elles sont discutées lors de notre réunion quotidienne. Ensemble nous décidons des actions à prendre. »

Même son de cloche à Magina, l’autre épicentre de la maladie. Avec ses partenaires, l’UNICEF a formé des dizaines d’agents de santé locaux dont la mission est de se rendre dans les communautés et de faire du porte-à-porte pour sensibiliser les foyers. Les radios et journaux locaux diffusent également des messages de prévention.

Des meres et des enfants dans un marche ecoutent une personne diffuser des informations sur Ebola a l'aide d'un megaphone.
© UN0228983/Naftalin11 août 2018 : Un membre de l’équipe de sensibilisation Ebola de l’UNICEF parle à des enfants, à Beni, dans la région du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.

À peine une semaine après l’annonce de l’épidémie, l’UNICEF et ses partenaires ont déjà atteint plus de 30 000 personnes.

« Chacun personne joue un rôle clé dans la lutte contre le virus Ebola. Elle peut transmettre des messages de prévention au sein de sa famille et auprès des voisins. Mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir, notre travail de sensibilisation ne fait que commencer », explique-t-il.

Lorsque je demande à Jean-Pierre comment il se sent, en tant qu’acteur de lutte contre le virus Ebola, un large sourire s’affiche sur son visage : « Je suis fier de pouvoir contribuer à l’éradication de la maladie dans mon pays. Et je suis heureux de pouvoir le faire au sein de l’UNICEF car notre organisation joue un rôle crucial dans la lutte contre le virus Ebola. »

Yves Willemot est le chef de la communication de l’UNICEF en RDC.

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