Développer la stratégie de l’UNICEF relative aux données

Dans cet immense établissement urbain, une jeune mère écosse habilement des haricots tout en répondant aux questions d’une enquête et en gardant un œil sur son jeune enfant.

À 300 kilomètres de la capitale, un agent de santé de la communauté appuie sur la touche « envoi » de son téléphone mobile et un SMS transmet au Ministère de la santé les chiffres du jour concernant la vaccination.

A 36 000 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre, des satellites renvoient des images détaillées des dégâts catastrophiques provoqués par un nouveau tremblement de terre.

Chacune de ces actions génère des données qui peuvent avoir des conséquences sur la vie des enfants. Ces données – une fois recueillies, analysées et traduites en informations directement exploitables – peuvent aider les décideurs à déterminer où de nouvelles écoles seront nécessaires, à quel moment de nouveaux vaccins doivent être expédiés, ou quels sont les villages qui ont besoin en priorité d’une aide cruciale. Ces données peuvent aussi par exemple indiquer aux responsables quels sont les enfants qui s’épanouissent et ceux qui sont à la traîne.

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Le potentiel que présentent les données en matière d’information et d’amélioration des décisions concernant les enfants est clair. Cependant, dans un monde où prolifèrent les options que ces données proposent, il n’est pas toujours évident de choisir les meilleures stratégies pour leur collecte, leur analyse et leur utilisation.

Prêts à relever ce défi, près de 40 membres du personnel de l’UNICEF venus du monde entier se sont réunis la semaine dernière à Nairobi, en vue d’aider à identifier les domaines d’investissements stratégiques et d’opportunités pour le travail de l’UNICEF en matière de données. Le groupe, organisé dans le cadre d’un processus de consultation mondiale mené sur les données de l’UNICEF pour la stratégie concernant les enfants, a passé trois jours à examiner les divers publics, outils et objectifs concernés par les données dans tous les domaines d’activités de l’UNICEF. Au cours de la consultation, plus d’une douzaine de présentations ont mis en évidence des exemples de pays qui se sont engagés dans un travail sur les données sans précédent. Parmi les initiatives couronnées de succès, on note le recours à des analyses de mégadonnées (big data) au Brésil pour cartographier les zones à risque pour le virus Zika, ou l’utilisation de données à l’appui des activités de plaidoyer pour contribuer à proscrire le mariage d’enfants au Zimbabwe. À l’aide de méthodes traditionnelles et nouvelles, les bureaux de l’UNICEF soutiennent les pays de toutes les régions en démontrant la puissance des données – et d’un plaidoyer efficace reposant sur elles – pour améliorer la vie des enfants.

À la fin de la consultation, il était clair qu’il existe un vaste consensus sur les priorités relatives aux données au sein de l’UNICEF mais qu’il reste beaucoup de travail à faire pour améliorer la coordination et le partage des connaissances au sein de l’organisation. Au cours des prochains mois, la Division des données, de la recherche et des politiques de l’UNICEF va préciser le travail à faire, les zones de consensus d’une stratégie pour les données concernant les enfants et un plan d’action mondial pour la déployer.

En dernière analyse, que les données proviennent d’un centre de santé local ou de 36 000 kilomètres au-dessus de la Terre, le travail concernant les données à l’UNICEF consistera toujours à transmettre les informations appropriées aux personnes appropriées au moment approprié, en vue d’influencer les décisions en faveur des enfants.

Emily Garin est Spécialiste de politique à la Division des données, de la recherche et des politiques de l’UNICEF. Elle a commencé à travailler pour l’UNICEF au bureau du Libéria et est maintenant basée à New York.

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Commentaires :

  1. J’applaudis les efforts que fait tout un chacun ,afin d’améliorer la santé mondiale des enfants et des mères dans les pays en développement. Ceci est peut-être le cas, mais je suggère d’inclure les premiers fournisseurs de sous dans ces différentes régions qui pourront témoigner plus des besoins de ces communautés distincts en matière de soins de santé. Dans certains pays en Afrique, les routes ne sont pas adéquates, comme dans les villages, pour pouvoirs achemine à temps les matériels nécessaires aux soins. Ainsi, on devrait aussi inciter les gouvernements à invertir davantage dans l’infrastructure de routes.