5 choses à savoir sur les enfants et la famine

1.Les enfants ne peuvent pas attendre. La famine, la sécheresse et les conflits armés ravagent leur vie et leur avenir.

La famine a déjà été déclarée au Soudan du Sud et menace d’autres pays. Les enfants souffrent de malnutrition et de maladies et ont besoin de notre aide.

Des enfants attendent d’être nourris
UNICEF/UN028427/EsieboDes enfants attendent la distribution d’aliments complémentaires prêts à l’emploi dans le camp de personnes déplacées de Banki, dans le nord-est du Nigéria. Banki est l’une des zones récemment rendues accessibles où l’UNICEF apporte une aide humanitaire avec d’autres partenaires.

2. Les enfants sont les plus durement touchés. Des millions d’entre eux sont près de mourir de faim.

Cette année, près de 1,4 million d’enfants sont en danger imminent de mort. Dans chacun des quatre pays touchés ou menacés par la famine et dans des zones entières, des enfants succomberont à des maladies – au choléra et à la rougeole – qui entraînent des diarrhées et une déshydratation sévères.

A weak young girl lays in her mother's
UNICEF/UN053447/Gonzalez FarranElizabeth Kegi, 18 mois, atteinte de malnutrition sévère, sur les genoux de sa mère à l’hôpital Al Shabbab de Djouba (Soudan du Sud). En 2017, l’insécurité persistante et une crise économique qui a fait passer l’inflation au-dessus de 800 % ont entraîné une insécurité alimentaire généralisée. Les enfants souffrent de malnutrition et un seuil d’urgence a été atteint dans la plus grande partie du pays.

3. Pour l’instant, quatre pays constituent l’épicentre de la crise : le Yémen, la Somalie, le Soudan du Sud et le nord-est du Nigéria.

Dans ces quatre pays, 22 millions d’enfants sont affamés, malades, déplacés et déscolarisés. Tant que la violence, la faim et la soif pousseront les populations de ces pays à se déplacer au sein et au-delà de leurs frontières, les taux de malnutrition ne cesseront de progresser dans ces quatre pays et au-delà, dans le bassin du lac Tchad et la Grande Corne de l’Afrique.

Une photo d’un récipient vide, avec une petite fille à l’arrière-plan
UNICEF/UN056039/HoltAmina Dahir tient un récipient vide sous le regard de sa fille, à l’intérieur de leur habitation de fortune dans un camp situé près de la ville d’Ainabo (Somalie)..

4. L’activité humaine est le moteur de la crise

Les guerres et les conflits persistants ont des effets dévastateurs sur la vie de millions d’enfants et leur famille et créent des risques de famine. Les belligérants chassent les habitants de chez eux, détruisent les récoltes et les moyens de subsistance et empêchent les organismes humanitaires d’accéder à ceux qui ont désespérément besoin d’une aide vitale comme de la nourriture et de l’eau potable. La sécheresse aggrave ces crises alimentaires causées par l’homme dans certaines régions de l’Afrique, en particulier en Somalie et dans la Corne de l’Afrique.

Une petite fille se tient près d’un seau d’eau et regarde l’appareil photo.
UNICEF/UN018342/AskoolÀ cause de la pénurie d’eau au Yémen, une petite fille dans un village de Lahj City doit marcher longtemps pour aller chercher de l’eau.

5. Il y a urgence

Si la situation ne s’améliore pas, non seulement les enfants risquent de mourir de faim, mais ils risquent également de subir de graves conséquences à l’avenir. En effet, la malnutrition sévère affecte de façon irréversible le développement intellectuel et physique et restreint les perspectives d’avenir des enfants. Plus nous attendons avant de répondre aux besoins de ces enfants, plus nous mettons en péril leur avenir.

Mohanned, 5 ans, est étendu sur un lit de l’hôpital Abs de Hajjah, au Yémen, qui accueille un très grand nombre d’enfants atteints de malnutrition sévère et aiguë. La santé de Mohanned se détériore depuis deux ans mais ce n’est que maintenant que sa famille a les moyens de le faire soigner.
UNICEF/UN044523/FuadMohanned, 5 ans, est étendu sur un lit de l’hôpital Abs de Hajjah, au Yémen, qui accueille un très grand nombre d’enfants atteints de malnutrition sévère et aiguë. La santé de Mohanned se détériore depuis deux ans mais ce n’est que maintenant que sa famille a les moyens de le faire soigner.
  • Que pouvez-vous faire ?

Trois choses sont absolument nécessaires pour sauver des centaines de milliers de vies :

  1. Demandez la cessation des violations des droits de l’homme, qui sont des vecteurs majeurs des famines
  2. Exigez que toutes les parties à ces conflits autorisent l’accès sans restriction et sans condition à tous les enfants et familles démunis
  3. Donnez. Il est urgent de réunir des fonds pour permettre aux équipes déjà sur le terrain de renforcer rapidement les programmes vitaux de nutrition, de distribution d’aliments et d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

Les enfants ne peuvent attendre qu’une nouvelle famine se déclare pour que des mesures soient prises.

 

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Commentaires :

  1. Il est grand temps que la communauté internationale s’engage après de l’ONU, afin de reunir les fonds nécessaires pour combattre ce fléau.